La variole du singe, désormais appelée Mpox, fait l’objet d’une attention particulière à Mayotte depuis le début de l’année 2026. À ce jour, six cas ont été confirmés sur le territoire. Les autorités sanitaires assurent toutefois que la situation est suivie de près et qu’aucun signal de propagation incontrôlée n’a été détecté.
Les trois derniers cas identifiés début février ont été pris en charge rapidement grâce au dispositif de surveillance mis en place par l’Agence régionale de santé, en lien avec le Centre hospitalier de Mayotte et les professionnels de santé de l’île. Cette détection précoce a permis d’agir sans délai afin de limiter tout risque de transmission.
Face à cette situation, l’ARS a décidé de renforcer sa riposte sanitaire. Le suivi épidémiologique a été intensifié, le dépistage renforcé au CHM et une organisation spécifique des soins a été mise en place pour accueillir les patients suspects ou confirmés. Les autorités sanitaires ont également accru leur vigilance aux points d’entrée du territoire, dans un contexte de déplacements fréquents dans la région.
La Mpox se transmet principalement par contact direct, notamment avec les lésions cutanées ou les muqueuses d’une personne infectée. Les symptômes associent le plus souvent de la fièvre et une éruption cutanée caractéristique. Les personnes ayant récemment voyagé dans une zone à risque et présentant ces signes sont invitées à consulter rapidement un professionnel de santé et à limiter leurs contacts en attendant un avis médical.
Les voyageurs à destination ou en provenance de Madagascar, des Comores ou de La Réunion sont appelés à faire preuve de prudence. Le respect des gestes d’hygiène, l’évitement des contacts étroits avec des personnes symptomatiques et la vigilance face aux objets potentiellement contaminés restent des mesures essentielles pour freiner la circulation du virus.
Parmi les cas recensés à Mayotte, un pompier du sud de l’île a récemment été testé positif après l’apparition de symptômes. Selon le Service départemental d’incendie et de secours, l’agent n’a pas repris le travail après l’apparition des signes cliniques. Des mesures de précaution ont été prises, notamment auprès de personnes ayant été en contact étroit avec lui, et un nettoyage complet de la caserne concernée a été réalisé.
Les autorités sanitaires rappellent que la situation, bien que surveillée de près, ne doit pas susciter de panique. La rapidité de prise en charge et les dispositifs en place permettent, à ce stade, de contenir la maladie. La vigilance collective et le respect des recommandations restent néanmoins indispensables pour protéger la population mahoraise.
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