Municipales 2026 à M’tsangamouji : Saïd Maanrifa Ibrahima défend son bilan et appelle à la continuité

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Invité d’une émission radiophonique, Saïd Maanrifa Ibrahima, maire sortant de M’tsangamouji et candidat à un troisième mandat, a détaillé les réalisations de ses douze années à la tête de la commune. Infrastructures, investissements à Mliha, équipements sportifs, développement économique et sécurité : l’édile assume son action et plaide pour la poursuite des projets engagés lors des municipales des 15 et 22 mars 2026.

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À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, le maire sortant de M’tsangamouji, Saïd Maanrifa Ibrahima, est venu défendre son bilan et sa candidature à un troisième mandat lors d’une interview radiophonique. Face aux questions des journalistes et des auditeurs, l’édile a assumé un positionnement clair : celui de la continuité et de la consolidation des projets engagés depuis 2014.

Un troisième mandat au nom de la continuité

Élu une première fois en 2014, Saïd Maanrifa Ibrahima rappelle avoir hérité d’une commune en grande difficulté financière. Selon lui, la priorité de ses deux premiers mandats a été de redresser les finances locales tout en relançant l’investissement. « Nous avons réussi à sortir la commune du déficit et à engager des projets structurants », a-t-il affirmé, estimant que le travail entrepris doit désormais être consolidé.

Sa candidature à un troisième mandat ne relèverait donc pas, selon ses mots, d’une ambition personnelle, mais d’un « devoir de responsabilité » afin d’achever les chantiers en cours et d’assurer la stabilité du développement communal.

Des projets structurants mis en avant

Parmi les réalisations dont il se dit le plus fier figure le pont de la Vigie, un projet évoqué depuis plusieurs décennies. Le maire souligne qu’il s’agit d’une première à l’échelle locale, la commune ayant piloté elle-même ce chantier, là où d’autres infrastructures similaires sont habituellement portées par les services de l’État.

Autre axe fort de son bilan : les équipements sportifs. Il cite notamment le plateau couvert de Chembenyoumba ainsi que la transformation du terrain de football de M’tsangamouji en pelouse synthétique. Contesté par ses adversaires en raison de l’emplacement jugé marécageux, ce projet est défendu par l’édile, qui assure avoir suivi les recommandations techniques des services compétents. Il affirme que l’équipement ne présente aucun risque et qu’il permettra à la jeunesse locale de bénéficier d’infrastructures adaptées.

Mliha, un village « non oublié »

Interrogé sur un possible sentiment d’abandon à Mliha, le maire sortant rejette fermement cette accusation. Il avance des chiffres d’investissement en forte hausse par rapport aux mandatures précédentes et détaille plusieurs réalisations : éclairage public majoritairement solaire, aménagements urbains, rénovation des écoles, création d’un city-stade, installation d’un réfectoire scolaire ou encore déplacement de la bibliothèque au plus près des habitants.

Pour lui, ces actions traduisent une volonté d’équilibre territorial et démontrent que l’ensemble des villages de la commune a bénéficié des politiques municipales.

Développement économique et pêche : des dossiers sensibles

Sur le plan économique, Saïd Maanrifa Ibrahima met en avant la création du marché couvert de M’tsangamouji. Malgré des critiques liées à des problèmes d’écoulement des eaux lors de fortes pluies, il distingue l’infrastructure elle-même des dysfonctionnements ponctuels du réseau d’assainissement voisin. Il annonce également des améliorations à venir, notamment l’installation d’une chambre froide pour soutenir les commerçants.

Concernant la situation des pêcheurs privés d’autorisation de sortie en mer, le maire reconnaît les difficultés rencontrées et partage leurs inquiétudes. S’il estime que le dossier relève principalement de l’État, il appelle à une solution rapide afin de permettre aux familles concernées de retrouver leur activité.

Sécurité et transports : coopération intercommunale

Interpellé sur les tensions entre jeunes de communes voisines, le maire évoque un travail conjoint avec les collectivités partenaires et les instances locales de prévention pour apaiser les conflits et favoriser le dialogue. Il admet que tout n’est pas réglé, mais affirme que la situation reste maîtrisée.

Enfin, sur la question des transports, il défend le développement du réseau intercommunal porté par la 3CO et se dit favorable à des connexions élargies avec les autres réseaux de l’île, à travers une harmonisation des systèmes de billetterie et des correspondances.

« Consolider et aller plus loin »

En conclusion de son intervention, Saïd Maanrifa Ibrahima a appelé les électeurs à lui renouveler leur confiance. Il promet de poursuivre les projets engagés, d’accompagner la jeunesse et de sécuriser durablement le développement de la commune.

Face à lui, deux autres candidats sont en lice pour ces municipales 2026 : Allaoui Zoubert et Ahamada Siaka. Le scrutin des 15 et 22 mars dira si les habitants de M’tsangamouji choisissent la continuité ou l’alternance.

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